Paresse

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« Le travail pense, la paresse songe. »

Jules Renard, Extrait de Journal

Paresse

La paresse (du latin pigritia) est une propension à ne rien faire, une répugnance au travail ou à l’effort. Considérée comme un péché dans la religion catholique, elle est élevée au rang de valeur par certains courants contestataires.

La paresse ne doit pas être confondue avec l’otium (le loisir) que les Romains opposaient au negotium (le commerce). L’otium est une vertu du lettré défendue par Cicéron et Sénèque et, surtout, un privilège indispensable pour exercer les activités du citoyen, participer à la vie de la cité et au brassage des idées, et que seule la possession de terres peut assurer.

La paresse, en revanche, consiste à ne pas avoir envie de faire ce qu’il serait en principe nécessaire que l’on fasse, pour soi ou pour les autres, afin en général de mieux vivre. Le terme prend alors une connotation négative jusqu’à désigner un péché.

La paresse ne doit pas non plus être confondue avec le repos réparateur ou même, simplement, le repos propice à la réflexion et à l’introspection, qui a été loué en son temps par Thomas d’Aquin. Les Évangiles sont d’ailleurs parsemés d’incitations à ne pas perdre sa vie terrestre en futilités mais à gagner, par le renoncement, sa vie dans l’au-delà1.

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Le Droit à la paresse

Le Droit à la paresse, ouvrage de Paul Lafargue, paru en 1880 et puis en 1883 en nouvelle édition1, est un manifeste social qui centre son propos sur la « valeur travail » et l’idée que les humains s’en font.

Texte classique, très riche historiquement — il propose une monographie sociale, économique et intellectuelle et analyse les structures mentales collectives du XIXe siècle —, Le Droit à la paresse démythifie le travail et son statut de valeur.

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L’évaluation paresseuse (en anglais : lazy evaluation), appelée aussi appel par nécessité ou évaluation retardée est une technique d’implantation des programmes récursifs pour laquelle l’évaluation d’un paramètre de fonction ne se fait pas avant que les résultats de cette évaluation ne soient réellement nécessaires. Ces résultats, une fois calculés, sont préservés pour des réutilisations ultérieures.

Dans un langage comme Haskell, l’évaluation est paresseuse par défaut.

Usage

Cette technique peut être utilisée à des fins d’optimisation (éviter de calculer un résultat qui pourrait ne pas être utilisé) mais permet aussi des constructions originales, qui seraient impossibles à envisager sans une telle approche, comme la définition d’une suite infinie. En évaluation immédiate, le programme tenterait d’évaluer indéfiniment et ne terminerait jamais. Avec l’évaluation retardée, seuls les termes de la suite effectivement utilisés seront évalués et ce au moment où on en a besoin.

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