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« Plotin, avec son Aiôn, propose plutôt une spéculation théosophique qu’une interprétation rigoureuse s’en tenant au phénomène », écrit Martin Heidegger6. Plotin réfute la théorie aristotélicienne du temps comme nombre ou mesure, car il considère que c’est une erreur de chercher le temps exclusivement dans le mouvement, ce dernier n’en est qu’un aspect, et pas le plus important. Il préfère en revenir à la définition platonicienne du temps comme « image mobile de l’éternité immobile » ( Timée 37d)7… réinterprétée de manière toute personnelle.

Une attention particulière doit être portée à la pensée moins connue du Kairos, dieu du temps kaïrologique, c’est-à-dire la pensée de l’action, de l’occasion et du temps propice. Ce moment de l’action « que la vieille sagesse grecque enseignait à reconnaître selon sa puissance ou encore à « saisir par les cheveux » et que Aristote apprenait à savoir discerner dans son enseignement grâce à la vertu de prudence, la phronêsis  » note Michel Haar8. Contrairement à la conception du temps chronologique qui domine, le Kairos n’est pas dans une chronologie régulière où chaque maintenant est équivalent à un autre. C’est cette très ancienne compréhension du temps, comme moment favorable, que la phénoménologie contemporaine tentera de faire revivre.

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