Prise de décision

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Refuse l’art pour penser le monde

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Donna Haraway

A Cyborg Manifesto (1991) : « I’d rather be a Cyborg than a goddess »

Elle est surtout connue pour son essai qui a marqué les premières heures du cyberféminisme « A Cyborg Manifesto: Science, Technology, and Socialist-Feminism in the Late Twentieth Century » (version originale)2,3, publié dans son livre Simians, Cyborgs and Women: The Reinvention of Nature (1991). Elle y emploie la métaphore du cyborg4 pour expliquer que les contradictions fondamentales de la théorie féministe et identitaire devraient être conjointes au lieu d’être résolues, ainsi que la machine et l’organique dans les cyborgs. L’idée de cyborg déconstruit les binarismes de maîtrise et manque de maîtrise du corps, objet et sujet, nature et culture, dans un sens qui soit utile à la pensée féministe postmoderne. Haraway montre à travers cette métaphore que des choses qui semblent naturelles, comme le corps humain, ne le sont pas : elles sont construites par nos idées sur elles. Cette idée a un intérêt certain pour le féminisme, dans la mesure où les femmes sont souvent réduites à des corps. C’est aussi une critique de l’essentialisme qui subvertit l’idée de naturalité et l’artificialité, le cyborg étant un être hybride.

L’auteure propose une vision inédite
de l’histoire des sociétés capitalistes occidentales et du rôle que les
sujets/objets transformés par le développement des technologies
informationnelles et des biotechnologies pourraient y jouer…
Le cyborg est une image condensée de l’imagination et de la réalité matérielle réunies, et cette union structure toute possibilité de transformation historique. Dans la tradition occidentale des sciences et de la politique – tradition de la domination masculine, raciste et capitaliste, tradition du progrès, tradition de l’appropriation de la nature comme ressource pour les productions de la culture, tradition de la reproduction de soi par le regard des
autres – la relation entre organisme et machine fut une guerre de frontières…
Le Manifeste Cyborg est cité, traduit, copié, subverti.
Écrit avant l’existence de la toile il devient un texte phare de la culture informatique et digitale, il compte comme une source d’inspiration principale pour des générations de théoriciennes et d’activistes féministes, pour des adeptes de la science-fiction, des artistes et plasticiennes, des cybernautes et autres hackers, mais aussi des auteurs et amateurs de manga*, un monde plus vaste —on pourra en convenir- que l’univers feutré de l’université de Santa-Cruz.

 

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