Obsolescence programmée

dsc08565
Faire un geste implique de se confronter à l’insaisissable. Un geste n’est ni simplement mécanique comme l’est un mouvement, ni pleinement sémantique comme peut l’être un
signe, ni foncièrement intentionnel comme doit l’être une action. L’idée de «geste» échappe aux catégories de sens les plus classiques et ne se développe jamais comme
une notion autonome. Claude Lévi-Strauss, dans son introduction à l’œuvre de Marcel
Mauss, notait que les gestes, malgré leur apparente insignifiance, attestent souvent mieux des activités humaines que des gisements archéologiques ou des monuments figurés.
Depuis le travail de Mauss dans les années 1930, on sait en effet que les techniques du
corps sont des constructions sociales et que les étudier permet de mettre au jour des
logiques d’actions que l’on ne pourrait saisir autrement.
Geste et corps dessinant
Un enjeu entre
art et technique
————
Cnam

L’obsolescence programmée est l’ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement1.

Les dictionnaires définissent l’obsolescence d’un équipement comme le fait d’être périmé ou déprécié « avant son usure matérielle » normale3 autrement dit : « est obsolète » un objet fonctionnant encore normalement, mais au remplacement duquel poussent diverses raisons (Ceci peut par exemple concerner un réfrigérateur sans dégivrage automatique, automobile sans climatisation ni ABS, PC sous DOS ne pouvant accepter Windows, téléviseur à coins ronds, écran cathodiqueetc.) par un autre ayant davantage de fonctionnalités supposées.

En 2015, la loi française définit l’obsolescence programmée comme « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise, notamment par la conception du produit, à raccourcir délibérément la durée de vie ou d’utilisation potentielle de ce produit afin d’en augmenter le taux de remplacement » (Il peut par exemple s’agir d’un matériel délibérément conçu pour ne pouvoir évoluer, par exemple limité arbitrairement en taille de mémoire auxiliaire) avec la conception de produits comprenant des « fragilités » délibérées (condensateurs électrolytiques peu durables, pièces de fatigue non renforcées, etc.).

Dans les deux cas, le « metteur sur le marché » vise à entretenir un marché de renouvellement, par exemple par obsolescence technologique, d’estime et/ou esthétique.

Face à la prise de conscience du public, certains pays tentent de légiférer pour limiter le recours à l’obsolescence ou au vieillissement programmés. Un exemple récent en est l’interdiction des cartouches d’encre à mémoire par l’Union européenne. En France, « chaque année, 40 millions de biens tombent en panne et ne sont pas réparés »4; une loi est votée en juillet 2015 punissant l’obsolescence programmée, désormais un délit5.

Advertisements

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s