A satiété

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Ce qui s’oppose coopère, et de ce qui diverge procède la plus belle harmonie, et la lutte engendre toutes choses. Héraclite

L’empathie (du grec ancien ἐν, dans, à l’intérieur et πάθoς, souffrance, ce qui est éprouvé) est une notion désignant la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances. Dans ce dernier cas il est alors plus spécifiquement question d’empathie cognitive1. En langage courant, ce phénomène est souvent rendu par l’expression « se mettre à la place de l’autre »2.

Cette compréhension se produit par un décentrement de la personne (ou de l’animal) et peut mener à des actions liées à la survie du sujet visé par l’empathie3, indépendamment, et parfois même au détriment des intérêts du sujet ressentant l’empathie. Dans l’étude des relations interindividuelles, l’empathie est donc différente des notions de sympathie, de compassion, d’altruisme ou de contagion émotionnelle qui peuvent en découler.

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BAOTOU, L’AUTRE SILICONE VALLEY

À 700 kilomètres au nord-ouest de Pékin, plantée au milieu des steppes de Mongolie intérieure, Baotou est la capitale mondiale des terres rares. Tours de verre élancées, population jeune et avide de consommation… les 100 000 tonnes de minerais 75 % de la production mondiale extraites chaque année des mines du géant Baotou Steel contribuent à la prospérité de cette ville de 2,5 millions d’habitants. En outre, les autorités locales y ont établi une zone franche de 50 km² surnommée « la Silicone Valley des terres rares ». Attirées par la proximité des mines et un accès facilité aux précieux minerais, 2 500 sociétés chinoises et étrangères consommatrices de terres rares dont une cinquantaine d’entreprises high-tech y ont déjà délocalisé leurs unités de production, générant un chiffre d’affaires annuel total de près de 3 milliards d’euros. « Baotou accueille aujourd’hui des fabricants de super-aimants, de matériaux de polissage, de catalyseurs, de véhicules électriques, de luminophores pour les écrans de télévision…

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Genèse du Surhomme

Si Nietzsche a probablement trouvé cette notion chez Byron , Goethe10 et Dostoïevski, l’utilisation qu’il en fait n’est pas la même que dans le romantisme. Elle possède donc une genèse qui n’appartient qu’à Nietzsche11.

Dans l’ensemble du développement de la pensée de Nietzsche, le Surhomme, ou plus exactement la qualité désignée par l’adjectif surhumain, se comprend comme une notion qui regroupe des réflexions qui ont pu tout d’abord se présenter de manière éparse (en particulier la critique de la morale, la sagesse tragique, la moralité des mœurs, la culture et l’art). Ces réflexions trouvent leur genèse dans la période qui va de Humain, trop humain au Gai Savoir12 et la notion apparaît ensuite sous sa forme nominale dans Ainsi parlait Zarathoustra ; elle prend alors une forme philosophique différente puisqu’il s’agit maintenant d’annoncer une nouvelle réalité humaine visée à travers un processus de dépassement dont Nietzsche avait décrit auparavant les formes constituant une part importante de l’histoire de l’humanité.

Il utilise tout d’abord, dans Humain, trop humain, l’adjectif übermenschlich pour qualifier péjorativement l’élan supranaturel par lequel les hommes aspirent à une autre réalité, à une réalité transcendante que symbolise le saint13 :

« Ce qui donne sa valeur au saint dans l’histoire universelle, ce n’est pas ce qu’il est, mais ce qu’il signifie aux yeux des autres, les non-saints. On s’est trompé sur son compte, on a faussement interprété ses états d’âme et on l’a autant que possible écarté de soi, en phénomène absolument incomparable et de nature étrangère, surhumaine : mais c’est justement ce qui lui a valu cette force extraordinaire avec laquelle il a pu s’emparer de l’imagination d’époques et de peuples entiers14

Ainsi, avec l’exemple du saint, le préfixe über- désigne ici un processus interprétatif par lequel on se convainc de la valeur élevée au plus haut degré d’un état d’âme qui exalte la puissance de l’homme tout en le rendant étranger au monde. Toutefois, ces auto-interprétations métaphysiques sont pour Nietzsche des falsifications, ce qui pose la question de la valeur du dépassement considéré :

« Chaque fois, beaucoup d’hypocrisie et de mensonge s’est introduit dans le monde à la faveur d’une telle métamorphose : chaque fois également, et à ce prix, un nouveau concept surhumain, exaltant l’homme15

Nietzsche fait sur ce modèle un usage abondant du préfixe über-, usage qui permet d’éclairer la notion de dépassement qui ne concerne pas seulement l’élévation et la fuite métaphysique de l’homme, mais est inhérente à toute Volonté de puissance, et en particulier au Surhomme. C’est ainsi que Zarathoustra dit :

« Et la vie elle-même m’a dit ce secret : « Vois, dit-elle, je suis ce qui doit toujours se surmonter soi-même16
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