libérer

différence entre open-source et libre.

Peur de la liberté

L’argument principal en faveur du terme « open source » est que « logiciel libre » rend méfiantes certaines personnes. C’est vrai : parler de liberté, de questions éthiques, de responsabilités aussi bien que de commodité pratique, c’est demander aux gens de réfléchir à des choses qu’ils préféreraient passer sous silence ; cela peut induire une certaine gêne. Mais il n’en découle pas que la société serait meilleure si nous arrêtions de parler de ces choses.

Il y a quelques années, les développeurs de logiciel libre ont remarqué cette réaction, et certains ont commencé à explorer une voie pour l’éviter. Ils ont supputé qu’en restant prudents à propos de l’éthique et de la liberté, et en ne parlant que des avantages pratiques et immédiats de certains logiciels libres, ils pouvaient « vendre » le logiciel libre plus efficacement à certains utilisateurs, principalement les entreprises. C’est pour cela qu’ils ont utilisé le terme « open source », pour être « plus acceptables en entreprise ». Les idées et les valeurs du mouvement open source découlent de cette décision.

https://www.gnu.org/philosophy/free-software-for-freedom.fr.html

L’article est à lire.

Il y a évidemment une utopie derrière le mot libre, qui dépasse de très loin le niveau des choix politiques qui nous sont proposés.
Libérer un logiciel, sans donner de la technique, sans partager son temps, c’est beaucoup moins efficace, voire cynique.

Il faut acquérir une certaine maîtrise des outils techniques, pour s’en servir.
Il y a des caps à passer.Il y a de plus en plus de pré-requis.
Ça s’apprend, comme l’attention s’apprend.
Mais apprendre à regarder, on peut y arriver seul.

Et c’est là, dans le temps qui nous est nécessaire pour comprendre ce qui se passe, ce qui s’y joue,  que s’insère le désir de résultat immédiat, et les multiples solutions proposées pour nous décharger de ce qui pourrait, à moyen terme, participer à nous libérer (un peu).
S’y on s’accorde le temps, et que l’environnement est propice pour ça, essayer de connaître les machines participe à une compréhension beaucoup plus globale.

C’est un bon entraînement pour le cerveau, vu le nombre de processus qui nous entourent.
Mais faire ça tout seul, c’est long et désagréable.
Il n’y a pas de retour sensible de la machine, parfois c’est une illusion entretenue.

Ce qui de joue de nous.
Quand les « fournisseurs de contenus » (le contenant? c’est nous.) auront achevé ce que
les pires dictateurs n’ont osé rêvé, en terme de paix sociale, de fragmentation, de directivité personnalisée,  donc finalement d’éducation , ce sera trop tard.

Je ne suis pas le premier à le dire, mais on m’a dit : « enseigner, c’est répéter. »
Après, c’est dit sans prétention, peut être que je me trompe.
Je m’en moque de convaincre, mais comme ça, c’est écrit et ça me libère la tête.

 

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