équilibre(s)

Les équilibres instables, ils sont omniprésents.

On revient à nos boucles de rétroaction.

Je pars du dispositif de l’homme mort, de la SNCF : le nom est impressionnant.
Le train roule TANT QUE une action quelconque est effectuée toutes les 15 secondes.
SI rien n’est fait, le train signale, puis s’arrête.

Une base de la programmation, c’est la boucle while.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boucle_while

mais elle tourne bizarrement parfois:

do
{
    // Instructions
} while (condition);

Si on regarde attentivement cette boucle, ça peut fonder une réflexion.

Un excellent article ici :
La dérive d’un dispositif de sécurité : de l’homme mort à l’homme incertain(enquête)
http://www.cairn.info/revue-terrains-et-travaux-2006-2-page-16.htm

L’intérêt que l’on peut porter au concept de dispositif développé par Michel Foucault à partir de Surveiller et Punir (Foucault, 1975) ne se situe probablement pas tant dans la diffusion et l’extension de l’usage du terme lui-même que par la nouvelle perspective qu’il a ouverte pour l’analyse de nos sociétés.

« Un dispositif est un ensemble résolument hétérogène comportant des discours, des institutions, des aménagements architecturaux, des décisions réglementaires, des lois, des mesures administratives, des énoncés scientifiques, des propositions philosophiques, morales, philanthropiques, bref : du dit, aussi bien que du non dit, voilà les éléments du dispositif. Le dispositif lui-même, c’est le réseau qu’on peut établir entre ces éléments » (Foucault, 1994).

Rapprocher les choses me semble déjà être une forme de dispositif.
Mais celui que nous sommes en train d’envisager a l’avantage de laisser circuler.
Dans la boucle de rétroaction de la discussion, de notre correspondance, c’est beaucoup plus riche. On sort de la boucle et on y retourne, une forme de plaisir apparaît dans l’échange.
On s’enrichit de l’échange, on est surpris et curieux de l’autre.
C’est un cliché de le dire, mais nous sommes dans un rapport humain.
On se connaît depuis longtemps, mais je suis certain que c’est une démarche que l’on fait régulièrement dans notre vie, d’aller vers l’autre, de casser la distance.

J’aime bien, parfois dans le métro par exemple, qu’une discussion naisse.
Je ne parle pas des engueulades, des bastons.
Il y a de temps à autre des regards échangés, une limite que personne n’ose dépasser, quelques mots, mais quand même, on se quitte déjà, mais on a souri.
Des moments rares et gratuits.

Une fois, un clochard m’a parlé de sa théorie du niklavisme:
« nique la vie avant qu’elle te nique. », il a dit.
Comme j’amorçais un travail sur la notion de cycle, ça m’a marqué à vie.

Niquer, avant la connotation sexuelle, c’est faire une niche, faire une blague.

 

 

montparnasse_1895_2

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