Randomisation

De l’anglais randomization, de at random (« au hasard »).

Nom commun

Singulier Pluriel
randomisation randomisations
\ʁɛ̃.dɔ.mi.za.sjɔ̃\

randomisation \ʁɛ̃.dɔ.mi.za.sjɔ̃\ féminin

  1. (Statistique) Répartition au hasard visant à réduire ou supprimer l’interférence de variables autres que celles qui sont étudiées.

Synonymes

carnet001

George Brecht. L’Imagerie du hasard

Pierre Saurisse
L’utilisation du hasard en art, nous dit-il, si elle n’est pas récente — n’en relevons nous pas déjà les traces dans les premiers dessins rupestres ? — ne devient véritablement explicite qu’à l’aube du XXe siècle. Il s’arrête ensuite sur son utilisation par les mouvements Dada et Surréaliste, s’attardant sur l’importance des travaux de Marcel Duchamp, Jean Arp, Max Ernst, Tristan Tzara, Oscar Dominguez ou encore André Breton, qui peuvent à juste titre être considérés comme des précurseurs à une utilisation du hasard en art. Mais c’est aux premières Improvisations de Vassily Kandinsky datant de 1910-1911 ainsi qu’aux papiers collés de Picasso, datant eux de 1912, qu’il fait remonter les prémices d’un art livré à l’inconscient, l’automatisme et les assemblages fortuits livrant l’exécution à une certaine forme de hasard. Brecht nous précise n’être intéressé ici que par la production des images du hasard et non par leur interprétation, cette idée est ainsi très aisément généralisable. Il consacre alors une longue partie à Jackson Pollock, qui s’inscrit comme un digne héritier des précurseurs suscités, et à l’utilisation du dripping [La technique du dripping consiste à déverser la peinture directement d’un bâton, d’un pinceau ou même du pot ou d’un autre récipient perforé ou non, sans aucun contact direct avec la toile], qui fut d’ailleurs pratiqué avant Pollock de façon occasionnelle par quelques Surréalistes, notamment Ernst et Masson. Cette technique de déversement de la peinture permet un automatisme complet, une spontanéité parfaite, une immédiateté abolissant toute frontière entre l’artiste et son œuvre, faisant de chacune des toiles ainsi obtenues une œuvre unique absolue, dans lequel le rapport direct au hasard est évident.

Après cela Brecht élargit son exposé aux domaines scientifiques et philosophiques, il établit pour ce faire un historique des statistiques. Il nous rappelle à cette occasion l’importance des pionniers en ce domaine que furent Gerolamo Cardano (Jérôme Cardan), Pascal, Galilée, Fermat ou encore De Moivre. Cet exposé remonte ensuite le cours de l’histoire jusqu’aux travaux de Werner Heisenberg. Il s’attache alors à un autre concept fondamental pour l’étude du hasard, l’aléatoire. En abordant ce point il le réduit à un usage technique, il précise qu’il est particulièrement délicat si ce n’est impossible d’obtenir un échantillonnage de données parfaitement aléatoires, c’est à dire dégagé de toutes les distorsions liées aux partis pris.

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