Langages machines

« Connaître les noms, c’est connaître la nature des choses, Platon, Cratyle. »

 

Premier langage

Ada Lovelace ainsi que Babbage et son neveu écrivaient des programmes pour le projet de machine à différences puis la machine analytique de Babbage.
En 1945, l’allemand K Zuse, inventeur de l’ordinateur Z3, aurait défini un langage évolué pour cette machine (avec arrays et records). On possède peu de documents sur ce langage.

Assembleur

Les assembleurs existent depuis le début des ordinateurs. Ils associent un nom symbolique au code du langage machine, par exemple:

add bx, 4
cmp [adr], 3      // comparaison
jmp address     // branchement

La programmation en assembleur ne se pratique plus sur les ordinateurs actuels même pour les routines d’exécution rapides… Plusieurs langages actuels génèrent un bytecode portable qui est proche de l’assembleur, mais est invisible au programmeur.

Autocode – 1952

Alick E. Glennie

Implémenté d’abord sur Mark 1 puis sur d’autres machines, c’est un code symbolique qui se traduit en langage machine.

FLOW-MATIC – 1955

Grace Hopper

Trouvant que la programmation en langage symbolique est inaccessible aux chercheurs, Grace Hopper à voulu utiliser des mots comme instructions pour l’UNIVAC I . Le langage sépare les instructions des structures de données ce qui était aussi nouveau. Un compilateur a été achevé en 1958.

IPL – 1956 – Information Processing Language

A. Newell, H. Simon, J.C. Shaw

Langage de traitement de listes, de bas niveau. Implémente la récursivité.

Fortran – 1954-1958 – FORmula TRANslator system

John Backus et autres chercheurs d’IBM

Langage dédié aux calculs mathématiques.
Fortran II en 1958 a introduit les sous-programmes les fonctions, les boucles, une structure de contrôle FOR primitif.
Les identifieurs avaient au plus six caractères.

sage

SAGE Semi-Automated Ground Environment 1958

 

… la suite sur le lien du titre.

 

Qu’est ce que le langage ?

Le Cratyle (en grec ancien Κρατύλος / Kratýlos) est un dialogue de logique de Platon portant sur la question de la rectitude des noms. L’œuvre est composée entre le Ve et le IVe siècle av. J.-C. Il s’agit de savoir si la langue est un système de signes arbitraires ou naturels démontrant une relation intrinsèque avec ce qu’ils représentent. Une grande partie du dialogue est utilisée pour une analyse étymologique.

Socrate examine deux thèses opposées sur la vérité du langage et deux quêtes du sens du mot : celle d’Hermogène, qui soutient que les noms sont justes en fonction d’une convention et celle de Cratyle, qui soutient que les noms sont justes par nature. En filigrane de la pensée d’Hermogène, on retrouve la thèse de Protagoras selon laquelle « l’homme est la mesure de toute chose » : Appliquée au langage, cette thèse affirme que c’est l’homme qui donne un sens à toute chose, et la vérité du monde appartient dès lors au monde social humain. À l’inverse, Cratyle, philosophe héraclitéen, affirmant la justesse naturelle des noms, propose une nature qui a un sens, mais échappe aux hommes : tout est dans un flux perpétuel, le mobilisme héraclitéen poussé à l’absurde. Pour réfuter ces deux visions du monde, Socrate va faire exploser l’adéquation jusque-là idyllique entre mot et nom :

Contre Hermogène, Socrate établit que les mots sont des instruments qui servent à nommer la réalité ; ils ont donc un lien avec elle : les choses ont une existence qui ne dépend pas de nous et donc les actes qui s’y rapportent ne dépendent pas non plus de nous. Or, parler est un acte1 et nommer une partie de cet acte qui se rapporte aux choses. Euthydème est évoqué et réfuté : tout n’est pas de même à la fois et toujours pour tout le monde. Pour Socrate, la vérité est pour chacun ce qui lui semble et la réalité n’est ni relative à chacun, ni dépendante de chacun, et elle ne varie pas au gré de la manière de voir, mais elle subsiste en elle-même, selon leur essence et leur constitution naturelle2. Une tentative de conciliation des deux thèses est proposée par Socrate : « Voyons, qui fait que les choses s’appellent ainsi qu’elles s’appellent ? N’est-ce pas ce qui a inventé les noms ? Or il faut que ce soit l’intelligence ou des dieux ou des hommes, ou des uns et des autres. Donc, ce qui a appelé les choses par leur nom, τὸ καλέσαν, et le beau, τὸ καλόν, sont la même chose, à savoir l’intelligence »3….

 

 

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