évaluation

Une telle perspective permet d’entamer la critique de l’évaluation. Car, l’enchaînement décrit ci-dessus aboutit évidemment à un formalisme de la relation. Par lui, le rapport entre les personnes, et les personnes et les choses est devenu un pur et simple rapport technique. Ou plutôt, un rapport gouverné par la technique. Si l’évaluation est bien « une force matérielle qui intervient dans les affaires de l’État parce que l’évaluation, c’est le pouvoir administratif s’imposant aux politiques », alors, par ce biais, le pouvoir administratif s’impose même aux femmes et hommes politiques. L’évaluation ne peut pas passer pour autre chose qu’un art du management. Un art de la mesure, qui aboutit à étalonner, chiffrer, comparer, au point de chercher à normer (les attitudes, les conduites, les activités professionnelles). Un art de l’identification, du passage de l’indéterminé, de l’insaisissable, au normé. Un art gestionnaire.

via Christian Ruby : Le paradigme de l’évaluation.

Christian Ruby, « Le paradigme de l’évaluation. », EspacesTemps.net, Livres, 28.10.2004
http://www.espacestemps.net/articles/le-paradigme-de-levaluation/

Selon Michel Vial1, l’évaluation est le rapport que l’on entretient avec la valeur. L’homme est porteur de valeurs qu’il a reçu plus ou moins consciemment, qu’il convoque pour mesurer la valeur d’objets ou de produits, pour contrôler les procédures ( vérifier leur conformité) ou encore interroger (rendre intelligible) le sens de ses pratiques : s’interroger sur la valeur, rendre intelligible les pratiques au moyen de l’évaluation située.

https://fr.wikipedia.org/wiki/évaluation

Ce qui m’a attiré dans l’art, c’est que je pense qu’on peut dépasser l’évaluation.
Un truc qui était en rapport avec mon expérience scolaire, entre autres .
Tout ne se vaut pas, c’est évident. On peut interroger des critères.
Mais quand on met deux images côte à côte, ça en produit une autre.
Plus elles sont différentes, plus le champ est libre.

C’est pour ça qu’il faut avant tout travailler le vide entre ces images ou ces objets juxtaposés.
Parce que c’est là que se trouve ce qui m’intéresse.
Il s’agit de se situer, avant tout.
Pour créer le langage, il faut du vide dans l’espace, et du temps.
Un lieu d’attention.

Fra Angelico, Noli me tangere.

J’aime beaucoup la forme qui se découpe entre les personnages, quand on plisse les yeux.

Angelico,_noli_me_tangere.jpg

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