avant tout

Pour les économistes classiques, la baisse sur le long terme du taux de profit semble être la règle d’une économie se dirigeant vers la prospérité et un état qualifié de stationnaire. Sous la pression de la concurrence, les prix courants du marché sont ramenés à la valeur-coût des produits. Ainsi, le profit devrait conduit à diminuer, sinon à disparaître.

(…)
Alors que David Ricardo voit la baisse tendancielle du profit achemine graduellement l’économie vers un « état stationnaire » ; pour Marx, cette baisse est incompatible avec la logique du capitalisme. Cette baisse accroit l’instabilité du système, engendre des crises conjoncturelles de plus en plus violentes et fréquentes. De la sorte, ces crises se superposent aux phénomènes de concentration du capital et de surpopulation relative. Elles sont la preuve que le capitalisme sait de moins en moins gérer ses crises internes au fur et à mesure qu’il se développe et se trouve, par conséquent, historiquement condamné.
(…)

La perspective du développement durable

Le profit est une motivation importante pour les entreprises, qui souhaitent gagner de l’argent par leurs activités.
Pour les entreprises engagées dans des démarches de responsabilité sociétale, le profit est l’une des trois composantes de la triple performance qui mesure les progrès de l’entreprise vers le développement durable : la composante économique (les deux autres étant les composantes environnementale et sociale).

L’idée est que, selon Élisabeth Laville, la mission des entreprises doit se faire selon l’hypothèse que « le profit n’est pas la vraie – ou la seule – finalité de l’entreprise. De même que l’homme doit manger pour vivre et non pas vivre pour manger, l’entreprise qui se donne une mission remet le profit à sa (juste ?) place : celle d’un moyen indispensable et irremplaçable au service d’une fin plus noble, qui ne se limite pas à la seule survie de l’entreprise mais considère aussi, avant tout, ce qu’elle entend apporter autour d’elle (au monde en général et plus spécifiquement à ses clients, à ses employés, à ses fournisseurs, à la communauté locale, etc.). »

qui ne se limite pas à la seule survie de l’entreprise mais considère aussi, avant tout, ce qu’elle entend apporter autour d’elle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Profit

Quand on observe comment la grande majorité des entreprises se comportent avec ceux qui les constituent, le problème semble insoluble.
Car ce qui marche souvent bien à petite échelle, au départ, perd de sa substance en grossissant.

Là, avant la question du mode de production, il a la question de ce que l’on porte, du modèle que l’on a construit, que l’on se construit et de la mémoire qu’on garde ou de l’oubli.
Une limite humaine, animale, du vivant, peut être.

La connaissance, les savoir-faire, c’est une forme de capitalisation, aussi.
Le désir de ressentir, de s’exprimer, d’échanger, de partager, de donner, ça fait un peu neu-neu, dit comme ça, mais c’est quand même plus viable, à moyen terme, ou à jamais.
Beaucoup de choses dépendent de la mémoire.
Une machine ne cherche pas le profit, elle n’est pas vivante.
C’est là une différence importante.
Si il y a un jour une intelligence qui naît de ces bouillons de 1 et de 0, on le saura tout de suite, elle en voudra plus, elle réclamera.

 

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_dévorant_un_de_ses_fils

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