vérité vraie

Les expressions ère post-vérité (post-truth politics)1 ou ère post-factuelle2,3,4,5 (post-factual politics) sont utilisées pour décrire l’évolution des interactions entre la politique et les médias au XXIe siècle, du fait de la montée en puissance de l’usage social d’internet, notamment de la blogosphère et des média sociaux.

(…)

Dès 1964, pourtant, l’intellectuel canadien Marshall McLuhan estimait que le message, c’est le médium : « en réalité et en pratique, le vrai message, c’est le médium lui-même, c’est-à-dire, tout simplement, que les effets d’un médium sur l’individu ou sur la société dépendent du changement d’échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie »109.

Le philosophe Régis Debray déplore que la réflexion de McLuhan sur les médias ait été instrumentalisée à des fins mercantiles (contribuant par exemple à l’émergence de professions telles que la mesure d’audience) ou politiciennes (les personnalités politiques se sont entourées de conseillers en communication, multipliant les petites phrases et pratiquant la langue de bois). Elle a au plus débouché sur une approche circonstanciée du fonctionnement des médias, mais pas sur l’essentielle réflexion au sujet de l’évolution de la condition humaine. Debray insiste sur le fait que « il ne s’agit plus de déchiffrer le monde de signes mais de comprendre le devenir-monde des signes »110.

surtout ça:

Le scientifique franco-colombien Carlos Moreno est en revanche plus précis. Dans le sillage d’un David Riesman188, il estime que nous croyons « être à l’ère de l’hyper-connectivité alors qu’en fait, nous sommes à celle de l’hyper-fragmentation : nous assistons à une forme d’implosion de la déconnexion humaine, où chacun, replié sur soi, se construit sa propre vérité, source alors de manipulations ». Il considère que si la société a évolué ainsi, il faut en voir l’origine dans l’industrialisation de la « manipulation des esprits » qui s’est opérée au XXe siècle autour du publicitaire américain Edward Bernays, « avec un mode opératoire réfléchi, donnant naissance au marketing, visant des objectifs parfaitement ciblés par le détournement des émotions au profit des industriels et des politiques »[réf. souhaitée]. Cette tendance s’étant fortement accentuée avec internet et la multiplication des acteurs qui y évoluent, ceux-ci « s’érigent en constructeurs de valeurs de croyance de masse » tandis que ne peut s’imposer « le fact checking, comme démarche de vérification systématique par les faits pour contrecarrer la rumeur »[réf. souhaitée]. En conclusion, Moreno tire un signal d’alarme : « perte de confiance, interaction émotionnelle et absence de compréhension des faits et du contexte deviennent ainsi les moteurs des actions collectives, donnant lieu à des situations dont les issues sont imprévisibles. Le combat sera long et ardu. L’affronter avec lucidité, mais avec engagement et sans tarder, est indispensable, car il y va de la qualité de notre vie et de celle des générations à venir »189.

https://fr.wikipedia.org/wiki/ère_post-vérité

Cet article résume un bon bout de ce qui me préoccupe.
L’article mérite un clic.

Carlos Moreno, sur son site, présente son boulot:
Il y a des mots clé : usine, drône, High tech,…
et son portrait, en gourou.
http://www.moreno-web.net/portrait-2/

A vue de nez, ce n’est pas quelqu’un de mauvais.
Mais il faudrait qu’il questionne plus la notion de progrès humain.
Les solutions ne semblent pas être uniquement techniques.
La même chose pour ceux qui le suivent.

  • Les plateformes urbaines de mutualisation multi-techniques / multi-services
  • L’éclairage public intelligent pour les villes, avec une approche couvrant à la fois la sécurité et le développement durable
  • La prévention des risques dans les zones Seveso en France
  • Les programmes de drones pour l’Armée française
  • La robotique pour le décodage génétique
  • Le contrôle des réacteurs pour le secteur nucléaire
  • Le off-shore dans le secteur pétrolier
  • Les systèmes d’assemblage pour l’industrie automobile
  • Des innovations pour le grand public (domotique, robotique d’assistance)

Pas loin, il y a des trucs qui ont l’air sectaires, l’anthroposophie.
avec des doctrines raciales, en plus.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthroposophie

Steiner et ses disciples ont cherché à diffuser l’anthroposophie à travers de nombreuses ramifications : éducation (école Steiner), arts (eurythmie), santé (médecine anthroposophique, mouvement Camphill), économie (La Nef), politique (tripartition sociale), agriculture (biodynamie), religieux (Communauté des Chrétiens). L’institution principale est le Goetheanum, situé en Suisse, et siège de la Société anthroposophique universelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Steiner

On ne peut pas se baser là dessus, c’est trop chargé de mysticisme.
Si on veut pouvoir réfléchir ensemble, il ne faut pas de maître à penser.

Beuys a des liens avec l’anthroposophie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Beuys

La notion d’écosystème de l’information permet d’exprimer la complexité des interactions entre les composantes de la société de l’information (infrastructures de communication, systèmes d’information, outils de production de documents numériques, mais aussi volumes d’information en circulation, etc.). De manière analogue, la notion d’écologie de l’information permet de faire la synthèse de démarches qui ont en commun le souci de la qualité de l’information et d’une bonne gestion de l’environnement numérique et médiatique.

Cette notion peut être rapprochée des propositions de Bernard Stiegler (avec la notion d’écologie de l’attention7) et Badillo (écologie des médias8), et comme elles, s’inscrit plus largement dans la perspective ouverte par Gregory Bateson d’une « écologie de l’esprit »9

Parmi les démarches de lutte contre la pollution informationnelle, on peut distinguer différents niveaux d’action :

individuel : réduire la consommation d’information inutile et le temps de connexion, limiter la production de documents numériques.
méthodologique : par exemple, la curation de données, et plus généralement l’organisation raisonnée des connaissances.
technique : filtrage des publicités et spams, outils de gestion du cycle de vie des documents (GED), etc.
organisationnel / entrepreneurial : par exemple l’expérimentation d’une communication sans mail dans l’entreprise ATOS
collectif : cf. les associations de lutte contre la publicité invasive
institutionnel : cf. par exemple la CNIL et la défense du « droit à l’oubli »

via Pollution informationnelle — Wikipédia

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