Relation d’affinité avec la matière

Je sens la respiration de la forêt, j’entends la croissance lente et inexorable du bois, je modèle ma respiration sur la respiration du végétal, je perçois l’écoulement de l’arbre autour de ma main posée sur son tronc. Le rapport inchangé de temps rend fluide le solide et solide le fluide.

La main s’enfonce dans le tronc de l’arbre qui, par la vitesse de sa croissance et la plasticité de la matière, devient l’élément fluide idéal pour être modelé.

1968 Giuseppe Penone Respire l’ombre

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